Rosaire

 

Prendre du temps pour prier

Je n’ai pas le temps, je suis pressée, j’ai tant de choses à faire, je m’étais pourtant promis de le faire, mais le temps passe !
Toutes ces phrases nous les prononçons si souvent, nous avons l’impression d’être débordés car les journées passent vite… c’est pourquoi j’apprécie cette « respiration de prière » qu’est le Rosaire.
Une fois par mois, nous réservons dans notre emploi du temps, une petite heure pour prier, soit le mardi après-midi, soit le vendredi. Autour de sœur Thérèse, notre temps de prière est profond, sérieux mais plein de convivialité. Elle nous fait part des rencontres qui l’ont marquée, des réflexions sur la foi qu’elle a entendu, réflexions toujours positives.
Nous confions nos soucis, nos peines à Marie. Cette prière de groupe est réconfortante et importante, nous repartons toujours le cœur léger.

Marie-Hélène Doucet

À Monein:

Rendez-vous pour ceux qui le désirent les 2es mardis du mois à 15 heures salle St-Girons,

et les 2es vendredis du mois à 15 heures chez les religieuses.

 

Le chapelet : une prière toujours actuelle proposée à tous les Chrétiens

Deux fois par an, au mois de mai appelé aussi le mois de Marie et au mois d’octobre, le mois du rosaire, les Chrétiens entrent, en compagnie de la Vierge Marie, dans l’intimité du mystère du salut que Dieu accorde à tous les hommes. Pendant ces périodes plus particulièrement consacrées à la mère de Jésus nous sommes invités à réciter le chapelet tout en méditant ces mystères du salut.

Le Rosaire : « le psautier angélique »

Dès les premiers siècles de la chrétienté, les gens instruits et lettrés et parmi eux les moines récitaient les 150 psaumes bibliques. Plus tard on étendit cette dévotion à l'ensemble des Chrétiens sous une forme simplifiée, en remplaçant les 150 psaumes de la Bible par 150 « Ave Maria ». Cette prière fut connue sous le nom de Psautier Angélique. En effet, les premières paroles du « Je vous salue Marie » reprennent la salutation de l’Ange Gabriel à Marie et celle d’Élisabeth à sa cousine.Il est très probable que cette prière dans sa forme primitive, ait été récitée assez tôt par les chrétiens. La forme actuelle de l'« Ave Maria » est utilisée depuis 431.

« Une couronne de roses » en l’honneur de celle qui a fait totalement confiance à l’appel de Dieu

Les débuts du Rosaire remontent au XIIe siècle avec saint Dominique qui en fut l’initiateur inspiré. Puis en 1460, un Dominicain, le bienheureux Alain de la Roche, relança la dévotion sous le nom de « Psautier de Jésus et de la Sainte Vierge ». Il expliquait que la récitation de cette prière tressait une couronne de roses autour de la tête de Jésus et de Marie et la piété populaire donna bientôt le nom de Rosaire à cette dévotion. On représente d’ailleurs souvent « Notre Dame du Rosaire » couronnée de roses. Cette dévotion se développa dans les siècles qui suivirent et de nombreuses confréries de récitation du Rosaire naquirent un peu partout en Europe. Une de ces confréries vit le jour dans la paroisse Saint-Vincent de Lucq au milieu du XVIIIe siècle. Le Pape Benoît XIV entérina sa création et l’encouragea en la dotant de nombreuses indulgences par un bref signé en 1758.
Une version raccourcie du Rosaire vit le jour et on donna à cette prière le nom de Chapelet, dérivé du mot français du XIe siècle « chapel » qui signifiait couronne de fleurs que l'on offrait aux personnages de distinction.

Le chapelet ou le rosaire : la prière des simples devant Dieu

La forme actuelle du Rosaire a été fixée au XVIe siècle par le pape Saint Pie V et présente deux composantes : la prière vocale et la prière mentale.
Le Rosaire et le Chapelet ne font appel qu’à des prières simples, connues de tous, ce qui laisse l'esprit entièrement libre pour la méditation des scènes bibliques. Le Rosaire a été parfois dénommé la « prière du pauvre », car sa simplicité le rend accessible à tous.
Ces prières vocales sont accompagnées par une réflexion et une prière mentale sur les mystères de notre salut :

Les mystères joyeux(médités le lundi et le samedi) : l'annonciation à Marie par l'ange Gabriel, la visitation de Marie à sa cousine Élisabeth - la nativité de Jésus à Bethléem - la présentation de Jésus au Temple - le recouvrement de l'enfant Jésus au Temple.

Les mystères lumineux (introduits par le Pape Jean Paul II en octobre 2002), et médités le jeudi : le baptême de Jésus au Jourdain - les noces de Cana - l'annonce du Royaume de Dieu avec l'invitation à la conversion - la transfiguration - l'institution de l'Eucharistie.

Les mystères douloureux (traditionnellement médités le mardi et le vendredi) : l'agonie de Jésus au Jardin des Oliviers - la flagellation de Jésus - le couronnement d'épines - le portement de Croix - le crucifiement et la mort de Jésus sur la croix.

Les mystères glorieux (traditionnellement médités le mercredi et le dimanche) : la résurrection de Jésus - l'ascension de Jésus au ciel - l'effusion du Saint Esprit au jour de la Pentecôte - l'assomption de Marie au ciel - le couronnement de Marie dans le ciel.
La récitation individuelle ou collective du chapelet devrait nous permettre d’intérioriser tous ces mystères de notre foi pour mieux en vivre et en témoigner.

Pendant le mois de Marie ou le mois du Rosaire de petites assemblées ont coutume de se regrouper pour réciter le Chapelet autour de la statue de la Vierge de leur église. Toutefois, des personnes malades ou invalides aimeraient réciter ce chapelet en compagnie d’autres chrétiens de la paroisse. Pourquoi ne pas les rejoindre chez eux pour prier ensemble s’ils le demandent. Voici une proposition qui pourrait peut-être voir le jour dès le prochain mois du Rosaire.

Michel Peyresaubes

 

bouton de retour à la page d'accueil
 
bouton de retour en haut de la page